À tout juste 18 ans, Damien Le Tallec est le fer de lance de l'attaque du Stade Rennais qui dispute demain la finale de la Coupe Gambardella. Au Stade de France, le joueur d'origine morbihannaise espère frapper un grand coup. Et commencer à se faire un prénom.
Aujourd'hui, en fin d'après-midi, du côté d'Hennebont, les télés risquent d'être branchées sur France 4. Pourquoi ? La finale de la Coupe Gambardella entre le Stade Rennais et les Girondins de Bordeaux est diffusée à partir de 17 h 30. Et le dernier rejeton de la famille Le Tallec sera à la pointe de l'attaque bretonne pour offrir une troisième Coupe Gambardella aux Rennais après 1973 et 2003. « On sait qu'avec cette finale, on est devant quelque chose de grand », glisse Damien, 18 ans depuis le 19 avril. Le jeune homme ressemble trait pour trait à son aîné, Anthony (23 ans), actuellement au Mans. Sur le rectangle vert, Damien occupe le même poste d'avant-centre. Avec la même réussite qu'Anthony au même âge. En 8 e de finale, Damien s'est offert un... quintuplé face à Santes (9-0). En quarts, à Lyon, il a marqué d'une pichenette subtile le but de la qualification (1-0). En demi-finale, le jeune professionnel, qui a signé trois ans l'été dernier, a tiré profit d'une bourde du gardien de Strasbourg pour valider le ticket pour le Stade de France (2-0).
« A moi de me faire un prénom ! »
Avec des telles statistiques, il se sait attendu au tournant à Saint-Denis, mais refuse de se mettre la pression. « Ce qui m'importe, c'est qu'on gagne ! Si je marque, c'est bien. Mais, peu importe qui marque : 1-0, ça suffit », lance-t-il. En 2007, Anthony avait égalisé pour Sochaux en finale de Coupe de France avant de gagner contre l'OM (2-2, 5-4 aux t.a.b). Et son autre frère, Christophe (21 ans), qui a, depuis, arrêté le foot, avait inscrit le but du succès rennais en finale des réserves professionnelles devant Lyon (3-1). « Tout cela ne me trotte pas dans la tête, assure encore le buteur, qui brille également en équipe de France (17 buts en 24 sélections). Anthony a gagné la Coupe de France l'an dernier, j'espère pouvoir gagner la Gambardella cette année ». Ce serait pour lui une manière de s'émanciper un peu plus de cette image de « frère de ». « C'est vrai, c'est chiant. Aujourd'hui, ça commence à changer. Mais c'est à moi de me faire un prénom ! » Un ou plusieurs buts au Stade de France et un deuxième trophée en deux ans avec Rennes, après le titre national en -18 ans en 2007, serait la meilleure manière d'y parvenir.